Raviver l’Esprit en nous

par Rose McCormick Brandon

Raviver l’Esprit en nous

Quelles activités remplacent aujourd’hui cette priorité dans nos vies? Tel est le défi que nous lance Rose Brandon.

Je ne suis pas la première croyante à réaliser que le fait d’être baptisée dans le Saint-Esprit ne se résume pas à une expérience unique. Catherine Marshall, auteure chrétienne bien connue, écrit qu’après avoir reçu le baptême de l’Esprit, sa tendance à être centrée sur elle-même a peu à peu repris le dessus : « J’avais besoin d’être plusieurs fois remplie à nouveau si je voulais devenir la personne mature que Dieu m’appelait à être, » confessait-elle.

Ce n’est pas seulement la tendance à être égocentrique qui met à sec le puits intérieur de l’Esprit de Dieu. Les soucis de la vie, les déceptions – avec Dieu, nous-mêmes et les autres – les rancœurs, ressentiments et tout un assortiment d’autres entraves viennent boucher la rivière qui coulait à flot en nous. Dans ces temps de sècheresse, mon âme est sous-alimentée et je n’ai pas grand-chose à partager avec les autres.

J’ai souvent demandé à être de nouveau remplie du Saint-Esprit. Cela nécessite toujours que je fasse ma part, mais Dieu n’a jamais refusé de me remplir tout à nouveau.

Laisser Dieu me purifier

Si je veux être de nouveau remplie de son Esprit, je dois être honnête devant Dieu. Il veut que je lui livre mes véritables sentiments – comment je suis frustrée pour certaines prières restées inexaucées, mon impression que Dieu est parfois contre moi, et mon désarroi quand, selon moi, certains frères et sœurs font le jeu de l’adversaire.

Il faut du courage pour oser prier comme David : « Sonde-moi ô Dieu, et vois si je suis sur une mauvaise voie ». Il veut que je mette tout sur la table – mes rancunes, mon insistance à parvenir à mes fins, mon manque de prière, ma colère, ma jalousie, et tout ce qui pourrit en moi. Laisser Dieu me purifier signifie reconnaître et confesser ce qu’il y a de mauvais en moi. La confession du péché est une marque de tout réveil véritable; cela n’est pas moins vrai quand il s’agit de notre réveil personnel.

Si nous voulons que la présence du Saint-Esprit soit ravivée en nous, il nous faut renoncer aux masques que nous portons si souvent. Les réunions publiques de l’église ne sont habituellement pas l’endroit où nous pouvons répandre notre âme et permettre aux autres de voir nos besoins spirituels, mais certaines rencontres de prière ou groupes d’étude biblique peuvent s’y prêter davantage. Un ami chrétien en qui nous avons confiance peut être d’une valeur inestimable quand le temps est venu de jeter nos masques. Se confesser à Dieu et aux autres fait partie de la définition du processus d’un réveil personnel.

“Si nous voulons que la présence du Saint-Esprit soit ravivée en nous, il nous faut renoncer aux masques que nous portons si souvent.”

Demander à Dieu de me renouveler

Il est toujours important pour nous de dire à Dieu ce que nous attendons de lui. Quand j’ai l’impression que son Esprit est absent de ma vie, je prie ainsi : « Père, j’ai besoin d’être tout à nouveau remplie de ton Saint-Esprit. Je suis tellement vide, et je me sens perdue. J’admets que je suis responsable de ma condition. J’ai négligé le Saint-Esprit. Père, pardonne-moi et commence en moi ton œuvre sainte de renouvellement. »

Le langage de prière

Il est facile de négliger l’usage de notre langage de prière quand nous n’entendons pas beaucoup de prédications, d’enseignements et de témoignages sur cet aspect du Saint-Esprit. La prière en langues est cependant un don auquel Dieu a pourvu et qu’il s’attend logiquement à ce que nous pratiquions comme tous ses autres dons. Quand nous prions en langues, notre foi est encouragée. Nous nous rapprochons de Dieu. Nous nous abandonnons à lui et échangeons en toute humilité notre vide pour sa plénitude.

Quand je suis dans la détresse, j’ai pu constater que la prière en langues correspondait exactement à ce dont j’avais besoin. L’Esprit enlève le fardeau de mon cœur et l’exprime devant le Père bien mieux que je saurais le faire. Alors que le cri de mon âme est ainsi porté devant lui, il me délivre de tout le poids qui pesait sur moi. Je reprends espoir et je retrouve ma joie, même si rien de mes circonstances n’a changé.

David du Plessis, leader du mouvement pentecôtiste mondial au milieu du 20e siècle, exprime ce que beaucoup de chrétiens croient : « Je ne pense pas que quiconque a jamais sondé la profondeur et la grâce qui découle du fait de prier par l’Esprit. Il n’est pas étonnant que Paul ait remercié Dieu de ce qu’il priait en langues plus que tous les autres. »

“L’Esprit peut nous demander de cesser de faire ce que nous faisons et qui contribue à alimenter cette pile de débris qui empêche l’Esprit de se répandre librement en nous.”

Obéir à l’Esprit

L’Esprit nous appelle à la prière. Celle-ci est le carburant qui alimente le moteur du croyant; c’est pourquoi il est essentiel de parvenir à consacrer chaque jour du temps à la prière. Nous pouvons certes lire un livre, regarder la télévision ou travailler sur un projet pressant, mais il nous faut être attentif au doux appel de l’Esprit à la prière. Prendre l’habitude de faire la sourde oreille à la voix de l’Esprit ne peut que nous amener à une vie intérieure sèche et vide.

L’Esprit peut nous demander de cesser de faire ce que nous faisons et qui contribue à alimenter cette pile de débris qui empêche l’Esprit de se répandre librement en nous. L’Esprit nous guide afin que nous sachions quand parler, nous taire, écouter, prier, aider, donner et aimer. Il fait se croiser nos pas avec ceux de notre prochain selon son dessein divin. Il accorde des rêves, des visions et sa direction. Il adore le Père à travers nous. Il opère à travers nous. Il nous donne la force de jeûner et prier. Il nous pourvoit en énergie spirituelle et souvent aussi en force physique, émotionnelle et mentale. Le Livre des Actes nous relate toutes les choses merveilleuses qu’il fait.

Jésus a dit : « Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre consolateur afin qu’il reste éternellement avec vous : l’Esprit de la vérité, que le monde ne peut pas accepter parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Mais vous, vous le connaissez, car il reste avec vous et il sera en vous » (Jean 14.16-17).

En utilisant le mot consolateur, traduction littérale de parakletos, Jésus nous dit que l’Esprit marcherait à nos côtés et serait notre compagnon de tous les instants. Dans mon cheminement avec Jésus, j’ai souvent besoin de réapprendre à connaître ce compagnon bien-aimé. La bonne nouvelle est que lui aussi désire constamment entretenir cette relation avec moi.

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Quand elle a écrit ces lignes, Rose McCormick Brandon était auteure de titres à succèsPriez sur l’expérience personnelle. Ses articles sont parus dans plusieurs publications au Canada et aux U.S.A., dont Bouillon de poulet pour l’âme, Today’s Pentecostal Evangel, Decision et d’autres. Elle a aussi rédigé des études bibliques et des méditations pour Daily Boost et édite des biographies. Rose vit à Caledonia en Ontario avec son mari Doug. Ils ont trois enfants adultes et deux petits-enfants. Vous pouvez contacter Rose à rosembrandon@yahoo.ca ou visiter son blogue à, Listening to my Hair Growrosemccormickbrandon.wordpress.com.

Cet article est paru dans le numéro d’avril 2006 de testimony, une publication mensuelle des Assemblées de la Pentecôte du Canada. ©2006 The Pentecostal Assemblies of Canada. Photo © istockphoto.com.

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