Croyons-nous encore en la puissance du Saint-Esprit?

Croyons-nous encore en la puissance du Saint-Esprit?par Kathryn Mulolani

Jésus est venu sur terre comme médiateur de la nouvelle alliance par son sang. En accomplissant ainsi son dessein, les évangiles décrivent clairement comment il a marché intimement avec le Père et accompli parfaitement son ministère terrestre. Il a enseigné et prêché les principes du Royaume après avoir marché en démontrant la réalité de ces principes (Actes 1.1).

Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, nous voyons les démonstrations évidentes de la puissance de Dieu par l’opération de l’Esprit de Dieu à travers des gens ordinaires. Ces gens ordinaires ont été appelés par le Seigneur à devenir des vases par lesquels les dimensions de sa puissance allaient être répandues. Ces gens ordinaires incluent Jésus, fils d’un charpentier. L’évangile de Luc nous dit qu’après sa conception surnaturelle et sa naissance, « Jésus grandissait en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2.52). Quand Jésus a eu 30 ans, son ministère a commencé par deux événements distincts. D’abord, il fut baptisé par Jean-Baptiste dans le Jourdain (Marc 1.9-11; Luc 3.21-22). Ensuite, il fut tenté pendant 40 jours par le diable dans le désert (Matthieu 4.1-11; Luc 4.1-13). Puis Jésus retourna en Galilée « revêtu de la puissance de l’Esprit » (Luc 4.14) et commença son ministère.

Le ministère de Jésus fut marqué par une prédication et un enseignement chargés de l’autorité de Dieu, de démonstrations de puissance et d’autorité sur les démons, sur toute maladie et infirmité, et même sur la mort. Il a démontré sa puissance sur les éléments de la création quand il a apaisé le vent et les vagues (Marc 4.35-41) et quand il a maudit le figuier qui s’est desséché instantanément (Marc 11.12-26). En bref, il a montré sa domination sur les œuvres créées par Dieu (Genèse 1.28). Il n’y avait pas de limite à la puissance que le Père pouvait déverser par Jésus. À tout moment, le Père pouvait s’exprimer pleinement par la vie du Seigneur Jésus. La clé réside dans le fait que Jésus s’était entièrement livré à la volonté du Père dans tous les domaines de sa vie. Son union intime avec le Père à chaque étape de son ministère fut une conséquence de cette vie livrée.

“Le Seigneur désire ardemment s’exprimer à travers chacun d’entre nous. Croyons-nous encore que sa puissance est accessible à tous ceux qui sont prêts à payer le prix pour la vivre?”

Il a demandé aux disciples d’attendre jusqu’à ce qu’ils reçoivent la puissance en vue de la tâche qui les attendait. En poursuivant cette lecture, nous voyons que cette puissance les a rendus capables de faire les œuvres de Jésus alors qu’ils rendaient témoignage de sa mort et de sa résurrection. Nous voyons ses disciples accomplir les œuvres de Jésus alors qu’ils répandent l’évangile du Royaume à Jérusalem et au-delà. Jésus a reproduit et multiplié son ministère avec succès à travers les premiers apôtres. Les paroles qu’il leur a adressées ainsi qu’à nous demeurent la clé du ministère : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers mon Père. Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai afin que la gloire du Père soit révélée dans le Fils. Si vous [me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jean 14.12-14).

Nous devons nous demander si notre baptême a été rendu complet. Avons-nous véritablement expérimenté la réalité de Galates 2.20 : « J’ai été crucifié avec Christ; ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; et ce que je vis maintenant dans mon corps, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est donné lui-même pour moi ». Cette vie où le moi est crucifié est-elle notre expérience et son expression se manifeste-t-elle dans notre quotidien? Le Seigneur Jésus était mort à ses propres désirs et volontés et s’est rendu disponible au Père pour qu’il répande sa puissance et son autorité à travers lui (Jean 4.34; 5.19). Le coût d’une marche dans la puissance de Dieu est la mort totale à soi-même – un prix élevé et exigeant. Ce n’est que lorsque nous marchons selon Galates 2.20 dans la réalité de notre expérience que la puissance de Dieu peut se répandre à travers nous sans entrave.

Tous les membres du corps de Christ sont invités à prendre part à cette relation d’intimité avec le Père en lui abandonnant tous les aspects de leur vie. Alors que nous répondons aux sollicitations de l’Esprit, nous entrerons dans la dimension d’intimité que le Seigneur désire partager avec nous. Ce n’est qu’alors que le Seigneur pourra accomplir sa volonté par nous en tant que vases disponibles entre ces mains pour qu’il se répande à travers nous. Telle est la vie qui aura un impact sur nos localités, nos villes et nos nations : une vie remplie de lumière et d’amour qui constitue la substance même de Dieu. Le Seigneur cherche un peuple à travers lequel il puisse s’exprimer. Nous sommes créés à l’image de Dieu; nous participons à sa vie divine et disposons de son autorité précisément à cette fin. Le Seigneur désire ardemment s’exprimer à travers chacun d’entre nous. Croyons-nous encore que sa puissance est accessible à tous ceux qui sont prêts à payer le prix pour la vivre?

ShareEveryDay_French_ColourCet éditorial est paru dans le numéro de mars 2005 de testimony, une publication mensuelle des Assemblées de la Pentecôte du Canada. Quand elle a écrit cet article, Kathryn Mulolani était coordinatrice des communications pour les APDC et éditrice de testimony. © 2005 The Pentecostal Assemblies of Canada. Photo © istockphoto.com.

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